Le Pr. Parsuramen réclame l’adoption des droits fondamentaux de la personne handicapée

Vous avez aimé cet article, vous pouvez le partager. Merci d'en faire profiter à d'autres.

Malini Sewocksing et Aurélie Mestre deviennent ambassadrices de la Global Rainbow Foundation

Le Pr. Armoogum Parsuramen en compagnie de l’ancienne parlementaire Malini Sewoksing qui a accepté sa nomination en tant qu’ambassadrice de la Global Rainbow Foundation

Au moment où la Global Rainbow Foundation (GRF) entame sa dixième année d’existence, son président, le Pr. Armoogum Parsuramen, affirme qu’il jettera tout son poids dans la bataille afin que les droits de la personne en situation de handicap soient reconnus et adoptés à Maurice. Au cours d’une cérémonie commémorative marquant aussi l’anniversaire du fondateur, ce dernier a remis leurs lettres de créance aux deux ambassadrices de la GRF : Aurélie Mestre et Malini Sewocksingh.

Son anniversaire coïncide avec celui de la fondation de la GRF et le Pr. Armoogum Parsuramen souhaite que les personnes en situation de handicap n’aient pas à dépendre de sa personne pour obtenir leur dû en société. Car, depuis qu’il a pris sa retraite il y a neuf ans, c’est à cette lutte qu’il se consacre. Mais, alors qu’il avance en âge, il sait qu’il doit planifier son combat en fonction de la vulnérabilité que ce facteur représente. Et, il n’entend pas perdre juste parce qu’il n’aurait pas su intégrer cet élément dans son équation.

L’ancien candidat du No. 6 explique qu’il a fait le choix de ne plus faire de politique active mais rappelle qu’il n’a jamais perdu une élection dans cette circonscription. Et c’est avec cette même résolution qu’il dit à ses amis et protégés de la communauté des handicapés : « Mo pou met tou mo lénèrzi. Nou pou bizin gaygn zot drwa fondamental ziska le 30 Zin 2021 ».

Le rendez-vous avec l’histoire est pris. Il sait qu’il a affaire à une classe politique à qui la conviction a jusqu’ici fait défaut ; il sait que ce défaut est symptomatique d’une ignorance qui contribue à la stigmatisation de la personne en situation de handicap ; il sait qu’il s’agit là d’une inculture de la classe politique que d’être incapable de se considérer comme l’égal de la personne handicapée… Et c’est à tout cela qu’il entend s’attaquer en l’espace d’une année. Le combat s’annonce rude puisque jusqu’ici cette classe politique a poussé ses discours prétentieux jusqu’à la signature de conventions internationaux, qu’elle n’a toutefois jamais été capable d’honorer. La classe politique, tous bords confondus, aura ainsi fait la démonstration, au-delà des législatures et en dépit des discours de toute puissance « nou pli for, nou ki mari », de n’être que la somme de véritables incapables,

A LIRE AUSSI  ​Défilé de Javed Meetoo : Un échec du service de renseignements

Aurélie Mestre, la directrice de vente et achats d’Orchestra-Premaman, se jette aussi dans la bataille en devenant l’ambassadrice de la Global Rainbow Foundation

Ce n’est pas à lui que l’on fera le coup de la référence à l’Inde, le type d’argumentaire qui sert habituellement les intérêts de ces quelques démagogues communalistes qui accèdent à la députation. L’Inde, rappelle-t-il, a promulgué les lois traduisant le respect effectif des droits de la personne en situation de handicap. Le droit indien incorpore ces notions dès 2016, souligne-t-il. Et l’État indien se veut exemplaire en la matière : le gouvernement s’est donné l’obligation d’employer un contingent de 3 % de personnes handicapées. « Ici à Maurice, seul le secteur privé a l’obligation légale d’employer des personnes handicapées », fait ressortir Parsuramen.

La méthode de confrontation d’Armoogum Parsuramen pourrait paraître trop « soft »à ceux habitués à des confrontations plus âpres avec le personnel politique. Elle n’en est pas moins ferme et constante. « Parsu », comme l’appelle affectueusement Jane Constance1 qui le présente comme son « grand-père de cœur », est aussi tenace qu’il est fidèle à sa cause. Il s’agit d’une cause qu’il a adopté en 2011 alors qu’il voulait donner un sens à sa vie de retraité. Très vite il a compris qu’il n’allait pas s’embarquer à nouveau dans cette aventure qui l’a emmené à la Banque Mondiale d’abord et ensuite à l’UNESCO. Un parcours exceptionnel pour cet homme qui revendique son identité en se référant autant à sa jeunesse à Petit Raffray qu’à sa mère qui, comme la plupart des femmes de son âge et de son milieu, n’était jamais allé à l’école.

Est-ce étonnant dans ce cas de voir des femmes s’engager pour le plaidoyer en faveur de la GRF ? En effet, lors d’une rencontre le 30 juin pour célébrer les neuf ans de la GRF, ceux présents ont vu Malini Sewocksing et Aurélie Mestre recevoir leurs lettres de créance de MM. Kris Poonoosamy et Armoogum Parsuramen. L’ancienne élue PMSD du No. 17 a, en effet, décidé d’être une ambassadrice de bonne volonté de la GRF et va se consacrer à la mission de convaincre ses anciens collègues du parlement de l’urgence de se conformer aux conventions signées par l’État mauricien. Aurélie Mestre provient pour sa part du monde économique et la directrice du bureau d’Achats & Retail -pour l’Ile Maurice et Madagascar a décidé elle aussi d’agir en faveur de la Global Rainbow Foundation.

A LIRE AUSSI  Nou Repiblik: Belcourt pose publiquement sa différence face à Philogène

1Jane Constance a été propulsée à la renommée lorsque le président de la GRF a fait inscrire la jeune prodige aveugle au concours The Voice en France et l’a recommmandé pour être une ambassadrice de l’UNESCO. Elle étudie aujourd’hui le droit en Angleterre. Après avoir entamé ses premiers six mois avec l’assistance de sa mère, la jeune étudiante poursuit aujourd’hui son parcours universitaire en totale autonomie.


Vous avez aimé cet article, vous pouvez le partager. Merci d'en faire profiter à d'autres.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *