Des militaires français ont rejoint des organisations djihadistes

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L’armée constitue « une cible de recrutement stratégique »

Une vingtaine de militaires français ont rejoint depuis 2012 les rangs d’organisations djihadistes en Syrie et en Irak, apportant leur expérience et leur connaissance de la guerre, selon un rapport du Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT) qui doit être publié en fin de semaine. Le rapport détaille les parcours de 23 individus, dont certains sont morts, et décrit leurs motivations. Le CAT estime toutefois que si l’armée constitue une « cible de recrutement stratégique » évidente, « la radicalisation islamiste demeure marginale au sein des armées ».

Ces soldats ont décidé de rejoindre les rangs du djihad au terme de parcours individuels très différents les uns des autres. Certains avaient préparé leurs projets avant même de prendre l’uniforme. D’autres l’ont envisagé après leur départ de l’armée, voire pendant.

Certains sont passés par des unités réputées comme la Légion étrangère, les fusiliers marins, ou chez les parachutistes. Quelques-uns, qui étaient convertis ou musulmans de souche, refusaient de se battre contre des musulmans et certains ont déserté.

L’expérience de ces hommes était valorisée au sein des organisations qu’ils ont rejointes. « Leur connaissance du milieu, leur appétence pour les armes et leur savoir-faire militaire ont facilité leur ascension au sein des différents groupes terroristes », selon le rapport.

« Certains anciens militaires ont pu également, grâce à leur formation dans l’armée française, leur connaissance des emplacements et leur expérience sur zone au sein d’organisations djihadistes, planifier des attentats en France », estiment les auteurs du rapport.

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Le rapport, dont l’AFP a obtenu une copie après la révélation de sa teneur par Le Figaro dans son édition du jour (mercredi 18 décembre), documente d’une part les parcours de ces 23 militaires et évoque les mesures prises pour gérer cette question. Il relève que, la législation française s’est renforcée ces dernières années, en particulier pour permettre les enquêtes administratives sur des personnes déjà en poste et que les autorités surveillent de près les militaires radicalisés ou susceptibles de radicalisation islamiste.


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